association Histoire et Patrimoine Secondigny Deux-Sèvres
Le mot de Pierre

 

L'important n'est pas qu'on se souvienne de vous, mais de ce que vous aurez transmis aux autres.

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Secondigny-en-Gâtine dans l’histoire

En l’an 1068, Jocelyn, seigneur de Parthenay, qui avait créé un cercle de défense entourant la Gâtine,décide de créer un bourg au lieu dit  "Castrum Secondignacum "déjà pourvu d’un château avec sa chapelle Saint Pierre édifiés sur une motte entourée de marécage. Il fit appel aux moines de Bourgueil pour y construire une église à 3 nefs, ce qui nous laisse à penser que ce coin de Gâtine, pas loin de la source du Thouet (Thouve), possédait déjà une certaine population.

Seulement cette église, élevée sans doute à l’emplacement de l’ancienne chapelle, va subir de nombreux effondrements dus à sa construction sur une motte castrale, donc sur de la terre rapportée, non stable, sans oublier la proximité du fossé protégeant le château. Des pans de murs de la façade Est s’écroulèrent, entraînant dans leur chute le clocher de l’église. Celui-ci sera reconstruit sur le transept Sud, en doublant l’épaisseur des murs et colonnes.

En l’an 1200, les seigneurs de Parthenay, aidés financièrement par les Anglais, fortifièrent ce nouveau bourg en le ceinturant d’un haut mur d’une longueur de 362 mètres, renforcé de plusieurs tours et de deux hautes portes avec pont-levis. Aucun seigneur n’est venu habiter le nouveau château du renclos situé vers le n°27 de l’actuelle rue de la Vendée. Les chemins qui menaient à Secondigny étaient tellement impraticables, principalement l’hiver, que les habitants des lieux eurent la paix pendant de longs siècles et les fortifications impressionnantes ne servirent à pas grand-chose.

Après la guerre de cent ans, notre campagne va avoir une période de relative tranquillité. Nos petits seigneurs vont pouvoir fortifier leurs fiefs et s’installer au milieu de leurs terres : la Vergne, la Braudière, la Mosnerie, la Caillerie, Montiboeuf, la Petitière seront les plus importants.

Les terres devenant plus rentables, le Grand Etang de 57 hectares, qui allait de Prévoireau au Chef du Pont, va être asséché en 1579 pour récupérer des prairies pour le bétail.

Les partages des terrains, suite aux successions, vont morceler les terres. Les haies des petites parcelles vont succéder aux fossés des grands fiefs.

Il est possible que ce soit à cette période que la reinette de Parthenay ait pris le nom de « clochard », ce mot pouvant venir de « clos » ou d’enclos entourant ces champs ou prés ceints de pommiers. (Il y a d'autres versions... Quelle est la bonne?)

Au 18ème siècle, les charges royales sont devenues très difficiles à supporter pour les petits nobles locaux qui vont s’exiler petit à petit. Certaines terres vont retourner en friche et nos paysans vont souffrir. Beaucoup de petits bordiers s’en sortiront péniblement en prenant un travail secondaire dans la forêt ou en ayant des métiers à tisser.

Durant la Révolution, Secondigny se retrouve en bordure des Guerres de Vendée, et relativement tranquille étant sans intérêts pour les deux parties…

Suite aux troubles de 1830, l’Etat décide de construire le réseau routier tracé par Napoléon pour désenclaver la Vendée. Pour Secondigny, le grand changement va venir vers 1845 avec les premiers tracés et les expropriations. Les grandes lignes droites que nous connaissons, de Champdeniers à Angers via Bressuire, et de La Roche-sur-Yon à Parthenay via Secondigny, sont construites avec l’aide de l’armée.

Pour ces nouvelles routes il faut beaucoup de pierres. Certes nos petites carrières locales, comme la Bartière, vont en fournir une partie ; mais ce sont nos vieilles fortifications, qui vont souffrir le plus et disparaître complètement. Les derniers restes des tours Sud ainsi que la porte Ouest serviront à paver les nouvelles routes du bourg.

Le bourg va en même temps s’étendre en dehors des anciens murs, d’abord coté Parthenay et le Chef du Pont, puis coté Bressuire avec la création des halles, des places de marché et enfin de la Mairie et des premières écoles.

L’école supérieure de filles Cherbonneau sera construite en 1888. Le bâtiment servira d’hôpital militaire pendant la guerre 14/18.Il servira ensuite d’école primaire mais verra également les premières années du collège. Il sera démoli en 1982.

C’est vers la fin du 19ième siècle que la population de Secondigny va atteindre ses sommets avec 2400 habitants.Ce qui explique l’allongement de l’église de trois travées en 1899.


Cette population essentiellement agricole va chuter durant le 20ième siècle. C’est en 1999 que nous relevons le chiffre le plus bas : 1774 habitants. Ce chiffre remontera ensuite lentement et atteint à peine les 2000 en 2009.

En 1900, grosse activité dans le bourg. En plus de l’église qui s’allonge, il y a la création de la ligne des T.D.S (Tramways départementaux des Deux-Sèvres ou « Train qui Déraillait Souvent » pour les locaux) qui s’arrêtera en 1939. L’ancienne chaussée du grand étang va être élargie pour y implanter la gare.

En 1901, construction de la laiterie à la Belle Fontaine qui sera alimentée par 19 laitiers. Elle fermera ses portes en 1972.

Le cimetière, qui existait au coin de la route de Saint-Aubin, sera transféré en 1927 cinq cent mètres plus loin, en dehors des dernières maisons.

Après la guerre de 39/45, Secondigny verra sa campagne se vider de ses habitants. De nombreux lotissements vont alors éclorent autour du bourg.

Quelques autres dates : 1927 éclairage électrique du bourg, 1932 construction de la Salle des Fêtes avec des Halles au rez-de-chaussée, 1950 la ville installe l’alimentation en eau potable, 1952 les feux apparaissent au carrefour principal, 1954 aménagement de l’école familiale de Frécul, 1960 construction des nouvelles halles qui seront supprimées en 2003, 1961 1ère exposition pomologique, 1968 inauguration du C.E.G. Louis Merle, 1976 ouverture du complexe de 10 hect. du lac des Effres, puis de sa piscine en 1978, en janvier 2006 inauguration de la salle Alauna.

Pierre Julliot

(Ceci n'est qu'un très bref résumé des 3000 pages qui vous attendent à: Histoire / Notre histoire - Claude Julliot)

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Image 

Je ne sais rien sur cette photo

... si ce n'est qu'elle a été prise devant l'ancien cimetière, au coin de la route de St Aubin et de la rue du Poitou, à l'emplacement de l'ancien garage de Pierre Piet.

 

Amusez vous avec cette photo qui doit dater de 1929...

Monsieur Georgeault, le père de Julienne BARBIER, se trouve au premier rang (4ième à partir de la gauche)....

 

A suivre

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Les membres du Bureau de l"Association se penchent sur les Journées nationales du Patrimoine les vendredi 20 et samedi 21 septembre 2019, sur le thème "Arts et Divertissements".

Ces journées coïncident avec l'inauguration de la maison Brillaud, rénovée.

On a confié à notre Association le soin de réaliser une grande exposition sur ce sujet très vaste au demeurant... 

Cela va être l'occasion de "dépoussiérer" des documents gardés précieusement au fond d'une malle et de leur donner une nouvelle vie...

 

Toutes les écoles, toutes les Associations sportives, culturelles ou autres sont invité(e)s à se joindre à nous et à partager des documents.

Pour ma part, je vais apporter ma contribution sur tous les plans scolaires, sportifs et culturels depuis mon arrivée à Secondigny en 1964 jusqu'aux années 2000...

J'apporterai avec moi les albums photos des grands voyages scolaires réalisés dans les années 70 (Pyrénées, Pays nordiques, Ex-Yougoslavie, Espagne), les fêtes scolaires (les lendits), les fêtes de Noël, les pièces de théâtre de l'Amicale Laïque, les pièces de théâtre de l'ère Ronflé (1789, Notre Dame de paris, Moby Dick), la représentation à la Cartoucherie de Vincennes en présence d'Ariane Mnouchkine, Notre Dame ce Paris à Secondigny et à Saint Marc La Lande, les voyages en 1989 à Pondichéry et au Canada pour récompenser les élèves, le foot des années Brin et Burgaudeau, le basket féminin...

Le Gicas aura toute notre attention et les Ecoles privées ainsi que la troupe de l'Arc en Ciel seront aussi à l'honneur.

 

Tous les documents seront considérés.

 

Au travail

 

J.Brin